La chute de l'humanité est due ici est une contamination bactériologique des plus improbables. Un virus sanguin fait muter les hommes et les métamorphose en morts plus ou moins vivants. L'explication rationnelle est vaguement délirante mais le rythme et l'idée nous la fait vite mettre de coté pour suivre le héros par défaut de cette humanité réduite à lui même. Comme dans L'homme qui rétrécit, la malédiction est lancée et le personnages est jeté dans un environnement hostile n'a plus qu'à s'accoutumer à sa nouvelles routine quotidienne. Ce Robinson Crusoé moderne oscille entre peur, solitude et survie. Il va mener son dernier combat qui le mènera inexorablement à sa désintégration dans ce nouveau monde...

Nous sommes transporté en 1976 à Los Angeles et amené à suivre Robert Neville durant deux années. Avant la pandémie il travaille en usine et vie un petit pavillon de banlieues avec sa famille. Maintenant unique être humain à être immunisé contre la maladie; il se voit mener une vie ou il est chasseur et proie. Le jour il explore la ville et détruire les vampires endormis dans les ruines. La nuit, il résiste aux sièges menés par une horde morts vivants un verre de Whisky à la main. Les hommes jettent des pierres sur la maison et les femmes vampires prennent des poses lascives pour l'attirer dehors, mais tous trop bêtes pour élaborer une stratégie et entrer ils repartent aux premières lueurs de l'aube. Occuper à barricader sa maison, bricoler son groupe électrogène et tuer des Vampires, la vie de Robert est entrecoupée de scènes d'action et de quelque flash back sur son passé, en l’occurrence le début de l'épidémie et la mort de sa femme. Le roman ce dessine en quatre parties : Janvier 1976, Mars 1976, juin 1978 et Janvier 1978.

Les vampires de Matheson plus proches de ce que nous reconnaissons communément en matière d'Horreur comme des Zombies renouvellent le thème du mort vivant. Ils inspireront considérablement Romero pour la Nuit des morts-vivants au travers l'adaptation cinématographique italienne L'Ultimo Uomo Della Terra Deux autre adaptations Le Survivant, avec Charlton Heston en 1971 et I am Legend en 2007 avec Will Smith finiront par vider le scénario de sa magie.