Filmé en dessous de parchoque cinémascope, la route et le désert nous offre un décor en deux dimensions rapide et sombre. La bande de bitume défile dans un flot ininterrompu de radio CIBI et nous plonge dans un univers de western motorisé, parce que mad max c'est çà : du western grosse cylindré. Une violence tendue et des voitures toujours à fond dans les virages permet à la camera de rester relativement elliptique sur la violence et nous offre quelques très belles courses poursuites. Dans un futur proche, sur les routes d'un désert indéterminé des gangs sèment la terreur profitant d'une société en pleine débâcle. Quelques flics/cowboys en cuir et voiture de rallye ne sont plus que les francs tireurs parfois incompétents d'un appareil administratif délabré.

Nous allons suivre Max Rockatansky, flic à bord de sa superbe "Interceptor" sur une route nommée "Anarchie". Max est un flic comme les autres (quoi que un peut meilleur) avant de dessouder un chef de gang en cavale 'L'aigle de la route'. Ses comparses une tribu de motards déments vont à partir de là lui mener la vie dure, jusqu'à le rendre complètement dingue. Le bon vieux truc de la vengeance associée à l'horreur dont sont capables les motards nous ferons d'ailleurs envisager leurs morts avec délice... Max va devoir faire justice lui même et il va y mettre la forme.

Miroir d'une époque où les méchants sont d'affreux Hell's Angels ce Road Movie futuriste nous donnera envie de revoir d'autre Road movie déjanté comme Point limite zéro et Duel sortie tous les deux en 1971 - et certainement coupable d'inspiration pour George Miller quant à la manière de filmer - Enfin il est temps de revoir Mad Max II et de plonger enfin dans le vif du sujet. Il y a quoi après la bombe sur les autoroutes Australiennes ? Et ce Max ? Il est vraiment Mad ?