Mad Max 2 - The Road Warrior (1981 ) George Miller
Par Papy, lundi 13 octobre 2008 à 19:53 :: post-apocalyptique :: #16 :: rss
Le fleuron du genre - La panacée en matière de Post-Apo - Prix du 10ème festival d’Avoriaz - George Miller pose les canons esthétiques du Post Nuke - Enfin non il pompe allègrement un paquet d'œuvre inconnu tel que "Apocalypse 2024" (A Boy and his dog) sa principale source d'inspiration - Mais bon - Il démocratise le genre - On pourrait critiquer la simplicité du scénario - Ou s'en réjouir - Et déjà voir en filigrane la dérive qui nous mènera inexorablement au "Dôme du tonnerre" - Mais un bon fan de Post Apo a mauvais goût et reconnaitra là une œuvre majeure du film de Science Fiction - Bienvenue dans un Road Movie Western (ou Western After Nuke ? ) - Armes, véhicules et croyances rocambolesques sont au rendez-vous - Tueries - Violes et autres monstruosités nous dessinent les pourtours sales, cruels et épiques d'un véritable After Bombe - Alleluia !!! Crions au chef d'œuvre mes frères et envoyez la purée !

Mr Max suite à l'épisode précédent a tout perdu - Enfin femme, enfant, altruisme et contenu politique - Il ne lui reste plus que son Interceptor (sa bagnole) et un chien (référence à "A Boy and his dog" ?). Au début du film nous apprenons qu'entre les deux opus un apocalypse fut généré par l'homme. Donc à une époque inconnue, dans un pays inconnu - Quelques survivants survivent... Humm... Max le Cowboy solitaire - Aigri et sans cœur va se retrouver à court de carburant.
Or le carburant c'est la vie - Il permet aux méchants de poursuivre les gentils et aux gentils de les fuir - Les scènes de courses poursuites sont toujours aussi splendidement filmés - Mais ce ne sont plus de simple course poursuite - Ce sont de véritables assauts filmés à la manière d'abordage de navire - Les bagnoles débordent de punk hurlant se jetant sur les capots de leurs victimes - Lance grappin - Arbalète sur pivot - Moto - Buggy - Et bien sur carambolage sur ligne droite ! Un crescendo de grosse cylindré couvert de barbelé nous fait baver jusqu'à la scène final - L'assaut du camion citerne par la horde du Seigneur 'Humungus'. Le tout ponctué de personnages burlesques - L'enfant sauvage - Le pilote de l'ornithoptére - Et d'autres...

Si vous n'avez pas suivi la subtilité du scénario deux factions sont en place - Une bande de Hippys humanistes sapés comme ABBA retranchés dans un fort d'où ils extraient et raffinent du pétrole, le tout dirigé par le gentil (mais fier) Papagallo - Et une bande de barbare un peu Bondage couverts de chaines et de cuirs qui se complaisent dans le vice, la défonce, le viol, la torture, le sexe - Et même Homosexualité ( pour dire comme ils sont affreux) - Cette horde sauvage est mené par le seigneur Humungus d'une main de fer - Porte voie au claire, masque de Hockey et esclave en laisse - Bref un véritable critique sociologique - Les nomades et les sédentaires - Abel et Cain etc... Non je rigole.
Enfin Max si il veut repartir va devoir jouer les mercenaires pour remplir son réservoir - Et aider les gentils à sauver leurs peaux. Comme vous l'avez compris contrairement à Mad Max 1 - La violence n'est plus elliptique - Elle colle au début des années 80 - Une époque Post Punk ou nous pouvions encore trouver des films de Karatés, d'horreur et de cul dans les petites salles de cinémas - Succès international mérité - Beaucoup imité - Jamais égalé - Le plus intéressant des trois opus - A voir et à revoir - En français SVP pour se délecter de la vois de Jacques Balutin - le pilote de l'ornithoptére...
Commentaires
Aucun commentaire pour le moment.
Ajouter un commentaire