Mr Max suite à l'épisode précédent a tout perdu - Enfin femme, enfant, altruisme et contenu politique - Il ne lui reste plus que son Interceptor (sa bagnole) et un chien (référence à "A Boy and his dog" ?). Au début du film nous apprenons qu'entre les deux opus un apocalypse fut généré par l'homme. Donc à une époque inconnue, dans un pays inconnu - Quelques survivants survivent... Humm... Max le Cowboy solitaire - Aigri et sans cœur va se retrouver à court de carburant.

Or le carburant c'est la vie - Il permet aux mĂ©chants de poursuivre les gentils et aux gentils de les fuir - Les scènes de courses poursuites sont toujours aussi splendidement filmĂ©s - Mais ce ne sont plus de simple course poursuite - Ce sont de vĂ©ritables assauts filmĂ©s Ă  la manière d'abordage de navire - Les bagnoles dĂ©bordent de punk hurlant se jetant sur les capots de leurs victimes - Lance grappin - Arbalète sur pivot - Moto - Buggy - Et bien sur carambolage sur ligne droite ! Un crescendo de grosse cylindrĂ© couvert de barbelĂ© nous fait baver jusqu'Ă  la scène final - L'assaut du camion citerne par la horde du Seigneur 'Humungus'. Le tout ponctuĂ© de personnages burlesques - L'enfant sauvage - Le pilote de l'ornithoptĂ©re - Et d'autres...

Si vous n'avez pas suivi la subtilité du scénario deux factions sont en place - Une bande de Hippys humanistes sapés comme ABBA retranchés dans un fort d'où ils extraient et raffinent du pétrole, le tout dirigé par le gentil (mais fier) Papagallo - Et une bande de barbare un peu Bondage couverts de chaines et de cuirs qui se complaisent dans le vice, la défonce, le viol, la torture, le sexe - Et même Homosexualité ( pour dire comme ils sont affreux) - Cette horde sauvage est mené par le seigneur Humungus d'une main de fer - Porte voie au claire, masque de Hockey et esclave en laisse - Bref un véritable critique sociologique - Les nomades et les sédentaires - Abel et Cain etc... Non je rigole.

Enfin Max si il veut repartir va devoir jouer les mercenaires pour remplir son réservoir - Et aider les gentils à sauver leurs peaux. Comme vous l'avez compris contrairement à Mad Max 1 - La violence n'est plus elliptique - Elle colle au début des années 80 - Une époque Post Punk ou nous pouvions encore trouver des films de Karatés, d'horreur et de cul dans les petites salles de cinémas - Succès international mérité - Beaucoup imité - Jamais égalé - Le plus intéressant des trois opus - A voir et à revoir - En français SVP pour se délecter de la vois de Jacques Balutin - le pilote de l'ornithoptére...